Billet d'Humeur

L'ombre de moi-même

J'ai besoin de votre aide... si vous croisez l'ombre de moi-même, dites-lui que je ne lui en veux pas. Qu'elle n'aurait pas dû me quitter si brutalement, sans que je puisse lui donner la moindre explication sur mes nouveaux choix de vie. Mais que je respecte sa décision.

 

Elle et moi avons été très proches à un certain moment, très fusionnelles, amies dans le sombre malheur quotidien. Pour nous rassurer mutuellement, nous avons emprunté ensemble les chemins labyrinthiques du doute, et ensemble nous nous sommes retrouvées face à un mur. Il ne restait plus qu'à faire marche arrière et reprendre le chemin inverse afin de savoir quelle était la cause de cet échec.

 

Je l'ai vraiment adorée, parce qu'elle me montrait combien la souffrance, quand on l'apprivoise, nous apprend qu'elle est nécessaire pour pouvoir retrouver le chemin de la sérénité. Qu'il ne faut pas l'étouffer, la cacher, mais au contraire la laisser parler, car c'est la seule route qui mène à la paix.

 

Souvent, nous nous parlions, dans la pénombre rassurante de la nuit, moi à travers les pleurs et les pensées sombres, elle, en me prouvant que je n'étais plus maître de ma vie. Elle me tenait la main lorsque je plongeais encore plus profondément vers des idées obscures. Comme si cela lui permettait de prendre consistance et relief.

 

Mais c'était sans compter sur ma force de vie. Celle qui apparaît soudainement dans un dernier souffle de croyance, lorsque j'atteins la niveau le plus bas de la non-vie et que j'emploie mes dernières énergies à recréer une personne qui ne ressemble qu'à moi-même. Pas une marionnette, pas une poupée de chiffon, pas une plante d'ornement... non, juste moi-même, avec mes qualités, avec mes défauts. Une JE à respecter telle qu'elle se présente, car plus jamais je ne m'effacerai pour vous offrir un simili-bonheur, un placebo d'amour. Je veux juste être MOI dans toute la splendeur de la vie, dans le sang qui coule de bonheur, dans le partage de petits bouts de moi que je n'abandonnerai plus jamais aux illusions, au paraître, à l'oubli de qui je suis vraiment.

 

Dites bien à l'ombre de moi-même de prendre soin d'elle, et que si elle le souhaite, je serai toujours là pour lui montrer le chemin vers la vie. Je lui dois bien ça.

 

 

 

 



12/02/2012
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