Billet d'Humeur

La revanche d'une brune (2e épisode)

Pour les lecteurs qui auraient manqué la 1re partie, veuillez vous référer à quelques articles précédents. Pour les assidus de mes aventures littéraires... je vous salue bien bas.

 

Enfin... bien bas, c'est beaucoup dire et surtout hyper imaginaire en ce moment. Sachez que je ne suis ni capable de bouger (à part peut être la langue et les yeux) ni capable de pianoter sur mon clavier. Tant et si bien que j'ai dû demander l'aide d'une personne de passage.

 

Vous vous demandez certainement où je me trouve en ce moment. Je dois vous avouer qu'il m'a fallu beaucoup de temps avant de réaliser où je me trouvais. Je suis à l'hôpital... les 4 fers plâtrés et en l'air. Et j'ai une rage indescriptible qui monte graduellement en moi. J'attends ma sortie avec grande impatience pour enfin goûter à cette vengeance non encore assouvie.

 

Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. J'ai redoublé de prudence depuis mes déconvenues de la dernière fois, j'ai voulu me montrer discrète mais néanmoins efficace. Résultat des courses, je n'ai même pas pu accomplir ma mission, même partiellement....

 

Je n'ai pourtant pas compté le nombre de nouvelles nuits blanches à réfléchir aux stratagèmes les plus efficaces qui m'épargneraient le courroux de cette horrible blondasse écervelée.

Et comme chaque idée de génie qui naît, celle-ci est apparue à un moment inattendu... je faisais la file pour m'acheter un nouveau smartphone et cela m'a fait penser aux ondes qui nous passent au-dessus de la tête sans qu'on s'en aperçoive. Ensuite, je revois ma voisine et son nouveau copain avachis dans le canapé à regarder les séries soir après soir.

 

Et là, la lumière est apparue et je me suis dit que je détenais ma revanche.

Je l'ai d'ailleurs mise en pratique dès le lendemain. C'était une journée ensoleillée. Les oiseaux batifollaient dans les arbres, les enfants criaient de bonheur dans les piscines privées et moi... je sautais de joie comme une puce qui a trouvé un nouveau foyer de poils.

 

Forte de mon expérience en escalade (j'ai quand même suivi des cours durant cinq ans), je me suis donné pour mission d'escalader le mur de ma voisine pour atteindre son antenne parabolique et la mettre à néant. Ainsi, elle ne pourra plus se lover dans son canapé dans les bras chaleureux de son macho de flic, et ensuite, elle n'aura certainement pas les moyens d'en racheter une nouvelle vu qu'elle vient de contracter un nouveau prêt pour sa voiture flambant neuve et qu'elle part en vacances en Guadeloupe. C'est sûr, elle va ch... des barres et ne saura pas que j'en suis la principale cause.

 

Je peux vous jurer que j'y suis arrivée sans difficulté. Je me suis hissée sur son toit avec toute l'agilité d'une araignée sur sa toile en pleine tempête de sable. Sans bruit, sans bobo, sans sueur. J'allais tordre le cou à cette antenne lorsqu'un bruit familier m'a titillé l'oreille droite: une guêpe m'avait prise pour cible. Je dois vous avouer que j'ai une phobie sans nom des guêpes.

 

Et arriva ce qui devait arriver... j'ai pris peur et j'ai oublié l'endroit où je me trouvais et même la raison pour laquelle j'étais montée sur ce toit de malheur !!!! Je me suis débattue des deux bras et j'ai perdu l'équilibre. J'ai bien tenté de m'accrocher à l'antenne mais la guêpe à décidé de s'y poser. Et puis... c'est le trou noir.

 

Lorsque je me suis réveillée, j'étais dans cet hôpital... un beau bouquet de fleurs offert par ma voisine sur la table de chevet. Pour écrire cet article, j'ai dû demander l'aide de l'infirmière de nuit qui, à présent, me regarde comme une folle tout juste libérée de l'asile.

 

Foi de brune... la prochaine vengeance sera rude....



30/01/2011
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